Armoire Renaissance buffet deux corps aux Evangélistes 16ème siècle1 sur 63 photos

Armoire Renaissance buffet deux corps aux Evangélistes 16ème siècle

19 800 €

A propos de

Magnifique meuble Renaissance, armoire à deux corps française du Dauphiné de la seconde moitié du XVIème siècle. Ce buffet rétréci aux Evangélistes en bois de noyer représente parfaitement les inspirations de la seconde moitié du seizième siècle, qui nous livrent des modèles prestigieux d'armoires, construits selon une nouvelle conception architecturale ; deux corps superposés, le supérieur en retrait placé simplement sur l'armoire basse, quatre panneaux assemblés en onglet, une rangée de tiroirs médians. L'ordonnance du décor est totalement inféodée à l'architecture : frises sculptées sur les entablements et termes rapportés sur les montants et les dormants. L'utilisation du noyer se généralise, source d'un grand raffinement dans le décor et d'une patine plus onctueuse (J. Thirion). Les termes cantonnent les vantaux : figure féminine au centre, masculine en position latérale. Plus simples et hiératiques sur le corps inférieur où leur gaine s'orne d'un motif de plume ; plus riches en partie haute, avec une position variée des bras et une gaine couverte de mascaron et de chute de fruits. Ils sont plus proches des termes de Musi ou Du Cerceau que de ceux de Sambin. Le terme de femme esquisse le geste de la Vénus pudique emprunté à Jacques Androuet du Cerceau, apprécié des sculpteurs sur bois de la Renaissance (cf. armoire aux cavaliers de l'ancienne collection Dardel ou armoire du musée Paul Dupuy de Toulouse provenant de la collection Du Mège, entre autres...). Des mascarons les surmontent, visages d'angelot, masques de faune ou d'Indien. Les surfaces horizontales se prêtent à l'organisation de frises. Sur la façade des tiroirs, des chevaux marins s'affrontent de part et d'autre d'un écu décoratif, ornements chers à l'Ecole de Fontainebleau. Des scènes de chasse au cerf, au sanglier, au taureau et à l'ours animent l'architrave. Les vantaux du corps inférieur accueillent choux bourguignons, enroulements de cuir, pistils prolongés d'étamines perlées, organisés symétriquement autour d'une fleur stylisée.

L'ornement s'étend aux faces latérales du ce meuble Renaissance, avec des têtes d'Indiens encadrées de chimères et des consoles feuillagées. Dans cet écrin d'ornements au foisonnement maîtrisé, les scènes principales occupent les deux vantaux du corps noble, inscrites dans un cartouche ovale entouré de souples arabesques et de branches d'olivier. Les deux premiers Evangélistes dans l'ordre canonique, saint Matthieu et saint Marc, y sont sculptés en bas-relief selon des formules qui remontent haut dans le Moyen Âge : assis, ils sont munis d'une tablette et en train d'écrire, accompagnés de leurs attributs. Matthieu, installé sur un trône, est inspiré par l'ange bouclé qui se penche sur son manuscrit. Marc, avec à ses pieds le lion qui en est le symbole, tourne la tête, attentif à la Parole de Dieu. Les figures s'inspirent de modèles empruntés à des livres illustrés et à des portefeuilles d'estampes de maîtres italiens et français de la première Renaissance. D'autres armoires du XVIème siècle ont décliné cette représentation à l'identique, dont celle du château de Coligny, ayant appartenu au célèbre amiral qui servit le pouvoir royal sous les règnes de François I et Henri II et sous la régence de Catherine de Médicis.

Caractéristiques

  • Epoque :16ème siècle
  • Origine :France
  • Matière ou technique :Noyer
  • Dimensions :143 x 172 x 57 cm (Largeur x Hauteur x Profondeur)
  • Référence :2686

Etat de conservation

Très bel état
Restaurations d'usage, panneaux des deux vantaux du bas refaits et trois petits tiroirs intérieurs du corps du haut manquant

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